Dans Le Temps de la peur, tout commence par une décision intime qui fait vaciller tout un univers.
Fadel, employé des douanes ayant longtemps vécu dans la corruption, décide brusquement de changer de vie. Il quitte sa seconde épouse Badia, renonce aux pots-de-vin et se réfugie dans un poste aux archives, à la recherche d’une forme de rédemption. Mais au lieu de l’apaiser, ce choix fissure profondément l’équilibre fragile de sa famille.
Ses enfants incarnent les fractures d’une génération :
Sobhi, l’aîné, marchand de bétail évoluant dans une zone grise entre survie et pouvoir ;
Hussein, étudiant et militant de gauche, dont les idéaux révolutionnaires se heurtent à un monde en mutation ;
Zakia (Zizi), qui rejette l’héritage familial pour se réinventer ;
et Zahra, qui trouve refuge dans la religion face au chaos.
Sur fond de bouleversements majeurs — de l’invasion de Beyrouth à la guerre du Golfe — la série transforme les événements historiques en fractures intimes.
Mais Le Temps de la peur dépasse le simple drame familial.
C’est une fresque puissante sur l’effondrement des certitudes, où les idéologies s’effritent, les identités se fragmentent, et la peur devient le seul langage commun.
Dans cet univers, personne ne sort indemne : chacun paie le prix de ses choix — ou celui de son époque.
